Festival de la chanson à texte de Montcuq

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Programmation 2009




3 JUILLET

Saint Laurent Lolmie - Cour du Château de Floyras

HENRI COURSEAUX

Une enfance bercée par Brassens, puis Brel, le goût des mots, de ceux qui ont un fort pouvoir d’évocation, de ceux avec lesquels on joue, le poussent à déserter jeune homme toute voie bien tracée bourgeoisement et c’est ainsi qu’il entre au Conservatoire National d’Art Dramatique dont il sort en 1970 avec un premier prix de comédie moderne et un deuxième prix de comédie classique.La chanson ce sera pour plus tard même s’il en écrit pendant son service militaire. Textes et notes de musique rejoignent la poubelle dès son retour. Les planches et les plateaux de cinéma le réclament.  
Il joue plus de 60 pièces incarnant des personnages très divers allant du comique au tragique avec souvent une petite pointe d’insolite. Autant de diversité quand il apparaît au café théâtre, sur grand ou petit écran ou encore  à la radio pour laquelle il a écrit ainsi que pour la TV.

C’est dire combien de cordes il a à son arc !

Il ne manque que la chanson.
Cette dernière ne l’a jamais vraiment quitté… mais il reprend sérieusement écriture et composition dès l’âge de 40 ans et travaille sa voix pendant 15 ans avec Lina Possenti. Il faut donc attendre 1996 pour entendre  cet amoureux des mots les chanter sur une scène.

Des 200 chansons qu’il a composées, il en a interprété plus de 70 en récital à l’occasion de divers shows dont « Henri Courseaux chante », puis « Chirurgie musicale » et enfin « Ma foi, je doute! » qui est sorti au printemps 2009 en album sous le label Edito musique.

Cet auteur, compositeur, chanteur, acteur est également directeur du festival de la chanson à texte de Montcuq, né d’une idée lancée en 2003 au cours d’un repas convivial avec une bande de copains.

Ce grand homme de spectacle sait s’entourer de musiciens talentueux et créatifs. Dans un premier album : au piano, Jean-Louis Beydon et au violoncelle Johanne Mathaly. Dans le second, on doit l’arrangement à Nathalie Miravette (piano), Johanne Mathaly (violoncelle) et Jonathan Mathis (accordéon, saxophone, basse, percussions).


Première partie
AGNES COLLET

Agnès Collet, fille du nord au tempérament et aux cheveux de feu, aime jouer avec les mots, les mélodies, elle allie force et douceur et avec elle l’émotion se pimente d’humour à chaque instant. Si elle chante avec talent et poésie les joies et les tristesses de son pays du Hainaut, elle nous entraîne bien au-delà, toujours avec émotion mâtinée d’humour et peut passer de la douceur à la révolte. Elle ne reste jamais figée, c’est le moins qu’on puisse dire car elle est à l’aise dans une grande variété de genres musicaux.

Mélodiste hors pair, elle a signé un album avec Thierry Garcia.

Elle est accompagnée de son contrebassiste Xuan Lindenmeyer.












crédit photo : Joanna Mouly






















23 JUILLET

Cour de la maison d'enfants - Montcuq

MANU GALURE

Avoir plusieurs cordes à son arc, l’expression va comme un gant à Manu Galure ainsi que la formule « la valeur n’attend pas le nombre des années » puisqu’à vingt ans ou à peine plus, ce jeune Toulousain, poète insolent tantôt provocateur tantôt rigolard , a déjà à son actif après un long parcours au conservatoire, la maîtrise du violon, de la trompette, de la contrebasse et du piano, ainsi que celle du chant,de  l’harmonie, et de la composition

Il a passé jeunesse en écrivant  ses premières musiques et s’est produit sur scène en flirtant avec le jazz, le free jazz, le rock, la salsa, a créé des pièces de théâtre  avant de se passionner pour la chanson en formant un groupe « Les Ptits Thommes » avec lequel il enregistre un premier album .  

Mais il ne lui suffit pas d’animer en plus  une émission radiophonique sur l’histoire de la chanson pour une radio toulousaine, il écrit en parallèle un répertoire pour chanter seul avec piano.Avec son groupe, il laissait libre cours à son goût pour le burlesque et l’onirique mais  avec le piano-voix  il nous révèle une autre facette de sa personnalité complexe et nous montre son goût pour les mots choisis. Un album est sorti l’an dernier.

Malgré son jeune âge, il a multiplié les expériences de la scène puisqu’il s’est également fait comédien au théâtre Jules-Julien à Toulouse.  Son calendrier est fort chargé.

Clown et poète, il sait jouer avec son public quel qu’il soit. Qui le voit, qui l’entend  en est convaincu.

http://www.manugalure.com
http://myspace.com/manugalure


Première partie
EVELYNE GALLET

Quand on parle d’elle, deux mots reviennent : autodérision et approche décalée, c’est sans doute ce coktail qui mixé avec la tendresse et l’impétuosité ballade son public de l’émotion au rire. Avec ses airs de ne pas y toucher, elle s’y entend pour remuer le couteau dans la plaie. Certains lui collent l’étiquette d’un Brassens avec des couettes, mais bien entendu rien de physique dans cette comparaison.

Le deuxième degré, elle connaît, quand elle met en musique les textes de Patrick Font, humoriste et chansonnier, qui collent si bien à sa personnalité.  A la guitare ou accompagnée par ses deux guitaristes, elle a l’habitude de la scène se partageant entre café-théâtre avec son duo « Les Pieds dans le Plat » et chanson.











crédit photo : Francis Vernhet
















24 JUILLET

Cour de la maison d'enfants - Montcuq

PIGNOT & DEPOIX

Rien n’indiquait que les routes d’Yves Pignot et d’Emmanuel Depoix  allaient se croiser puisque le premier, né presque quinze ans avant le second, grandit à Paris et atteint l’adolescence quand l’autre voit le jour au bord du lac d’Annecy.

Depoix est encore au biberon tandis que Pignot se passionne pour le théâtre et monte au sein de son établissement scolaire « le Neveu de Rameau » qui l’a tant marqué quand il a vu cette pièce  jouée par Pierre Fresnay . Il  passe ses dimanches au poulailler de la Comédie Française et ne manque pas un récital de Brel. Il entre avant sa vingtième année au Conservatoire National d’Art dramatique.

Depoix, dans sa province, berce son enfance des chansons de Brassens et Brel que sa mère écoute. Cette dernière inscrit son garçonnet dans la classe de clavecin du conservatoire de musique

C’est l’époque phare des cabarets qu’ils s’appellent Ecluse, Port du Salut, Echelle de Jacob, Cheval d’Or. Pignot devenu noctambule les fréquente assidûment. Cela ne l’empêche pas de sortir du Conservatoire avec un premier prix. C’est à cette époque qu’il présente avec son pote Henri Courseaux un numéro comique à la Galerie 55.

Ensuite Pignot ne cesse de fréquenter les planches d’abord à la Comédie Française puis dans divers théâtres avec quelques parenthèses cinématographiques. 

Depoix qui a découvert Paris et le monde de la chanson fréquente aussi la scène d’abord comme claveciniste, puis chanteur et enfin comédien. Voilà, le tour est joué, nos deux hommes peuvent se rencontrer. Pignot avec la complicité de Depoix va réaliser son projet de faire revivre les grandes heures des cabarets rive gauche. A eux deux ils font revivre Fanon, Gribouille, Gougaud, Ricet Barrier etc.

http://www.l-equipage.com

Première partie
NATACHA EZDRA

Qu’elle interprète les chansons de ses amis de plume et de musique comme Anne Sylvestre, Serge Utgé-Royo, Henri Gougaud etc.  ou ses propres compositions, Natacha Ezdra émeut de  sa voix chaleureuse et amuse avec ses piques satyriques.

Interprète talentueuse, le doit-elle à ses gènes ?elle est fille de parents chanteurs, Odile Ezdra et Jacques Boyer – ou à ses diverses expériences ? grâce auxquelles elle revisite à ses débuts en 1990,  Nougaro avec un trio vocal, puis chante en quatuor le Gospel et les Negro Spirituals avant de s’orienter vers le piano voix autour des chansons de Montand, peu importe. De boîtes à chansons en salles de spectacles, elle sert textes et musiques de gens de qualité comme Gilles Vigneault, Allain Leprest et s’entoure aussi de compositeurs qui écrivent exprès pour elle.

Avec Nathalie Fortin qui l’accompagne au piano elle nous invite à partager son univers.




























crédit photo : Anne Marie Panigada

25 JUILLET

Cour de la maison d'enfants - Montcuq

ELSA GELLY

La musique l’a baignée dès son jeune âge puisqu’elle commence le piano et la chorale à 5 ans, poursuit avec le saxophone classique au conservatoire de Nîmes puis celui de Montpellier où elle obtient une licence de musicologie en 1997. Elle profite de ces années pour explorer danse, mime, chant lyrique, jazz, yoga, méthode Feldenkrais et pour faire ses premiers pas sur scène en 1994 en chantant  Brel, Vian, Barbara, Nougaro etc. accompagnée par un pianiste.

Après le conservatoire et la fréquentation d’une école de jazz, Elsa intègre le groupe vocal a capella « Les Grandes Gueules » avec lequel elle participe à la création de 4 spectacles joués en France et à l’étranger avec entre autres une mise en chanson d’une partie des exercices de style de Raymond Queneau.

Dès le début du nouveau millénaire, en 2001, elle crée avec David Richard, accordéoniste,  membre également des Grandes Gueules, le spectacle  « The Tour ! De chansons » dans lequel elle revisite en décalé le répertoire de qualité de Barbara, Colette Renard, Brel, Nougaro,   Renaud….avant de se lancer dans une nouvelle création avec la complicité à nouveau de son compère accordéoniste ainsi que celle du pianiste-chanteur Jean-Pierre Tutin. Le spectacle cette fois est intitulé « Le dernier client » toujours autour des chansons françaises mais avec des  textes de liaison et des parodies  écrits par Vincent Roca.

Une rencontre décisive que celle d’Elsa et Vincent  Roca puisqu’elle va demander à ce dernier de lui écrire des chansons qu’elle interprétera dans  « Larguez les Amours » sur des musiques de David Richard (accordéon) et de Pierre-Marie Braye-Weppe (violon guitare). Ce spectacle va tourner en de nombreux lieux en France et à l’étranger ainsi que dans divers festivals et collectionner quelques prix récompensant

l’humour contestataire, le ton parodique, les horreurs contées d’une voix angélique.

D’Elsa, un admirateur a dit : « une Mary Poppins au pays d’Hara Kiri » !:

http://www.elsa.gelly.free.fr
http://myspace.com/elsagelly

Première partie
PIERRE MARGOT

Il a grandi dans la musique avec un père violoniste et chef d’orchestre, pourtant s’il s’est senti prédestiné, c’est d’abord comme comédien après deux expériences enfantines, la première en voyant Belmondo dans Peur sur la ville, la seconde au théâtre lorsqu’on y jouait l’Avare.

C’est là qu’il eut la révélation que la scène allait lui donner la possibilité de réaliser ce qu’il ne pouvait faire dans la vie réelle.

Dès 22 ans, il fait partie d’une troupe de théâtre. Des chansons, il en écrit depuis l’adolescence mais ce n’est qu’à 33 ans qu’il se décide à les chanter.

Jusque-là il n’a guère fait preuve de paresse en menant une carrière de comédien, récompensée par le prix Daniel Sorano en 2002, en composant  des musiques de spectacle et désormais en chantant accompagné de Daniel Glet au piano.












crédit photo : Cécile Beguet






















En cas d'intempéries, un repli stratégique sera opéré à la salle des fêtes de Montcuq.