Festival de la chanson à texte de Montcuq



Paule-Andrée Cassidy nous vient du Québec. Depuis plus de 20 ans elle interprète des textes de haute volée. Elle a fait paraître sept albums et a mené une carrière marquée par de nombreux concerts à l'étranger. Lauréate de plusieurs prix prestigieux, dont le Grand prix du disque de l'Académie Charles Cros en 2002 et le prix Jacques-Douai en 2015, cette auteur-compositrice-interprète a commencé sa carrière d'artiste au conservatoire d'art dramatique de Québec en 1994 où elle apprivoise sa voix chantée. Elle se considère alors comme une comédienne qui chante. Sur scène, elle offre un spectacle d'une richesse et d'une diversité rares, allant chercher au cœur du texte une force émotionnelle dont elle seule a le secret. Amoureuse de la langue française qu'elle manie avec une grande finesse d'interprétation, elle alterne de sa voix chaude et ample ses propres compositions et une relecture des grands titres de la chanson de paroles. Interprète inclassable, à la fois chanteuse à texte, de charme, de tango ou même de rock, elle s'est associée à de nombreux projets collectifs ou dédiés à d'autres artistes, comme Gilles Vigneault. Elle sera accompagnée au piano par Vincent Gagnon.

 




Marion Cousineau est née deux fois, la première en France en 1984, la seconde au Québec en 2011 où elle part approfondir ses recherches pour la thèse de doctorat qu'elle prépare. C'est là qu'elle va tomber dans le spectacle vivant. Au fil du temps l'écriture, la musique et la scène vont prendre de plus en plus de place dans sa vie. En 2018, elle est finaliste de la Médaille d'or de la chanson à Saignelégier en Suisse. Cette même année, c'est à Paris, au tremplin « À nos chansons », marrainé par Anne Sylvestre, qu'elle remporte le Grand prix du jury et le coup de cœur du public. Sur scène, Marion Cousineau, seule avec sa basse, est une exception autant qu'une évidence: la fraîcheur de sa voix, la beauté de ses mélodies, la justesse de son interprétation et la finesse de sa plume font de la jeune chanteuse une étoile montante de la chanson à texte. Tout en subtilité, elle nous embarque dans un univers fait de voyages, de sourires, de pure émotion, le tout servi par une belle présence scénique.

 




On ne présente plus Nicolas Peyrac et sa venue au festival de la chanson à texte de Montcuq constitue un véritable événement. Depuis ses débuts dans les années 70-80, il a laissé au patrimoine de la chanson française 400 titres dont des chansons intemporelles comme « So far away from LA », « Et mon père », ou « Je pars ». Au fil des années et du déroulement d'une carrière entrecoupée de disques, dix-huit à ce jour, de concerts dans des lieux mythiques ou improbables, de quatre romans, il a gardé « toujours cette envie d'écrire plus forte que tout, cette envie qui fait renaître et avancer les jours où le ciel est si bas qu'on pourrait s'y cogner rien qu'en y posant les yeux ». Cet excellent instrumentiste est revenu à l'essentiel avec sa guitare, « à l'idée même de l'écriture, quelques mots et quelques notes sans aucune notion d'arrangements, de production ». Accessible, humain, il va à la rencontre du public, lui raconte pourquoi il a écrit telle chanson, comment il a fait pour sortir de ces titres « qui vous collent au front », « pour parler encore et toujours d'écriture, et pas de frime ou de gloire ». Un moment de grâce à la redécouverte d'un artiste d'exception.

 

 




Voix grave et veloutée, plume délicate et poétique, La Réjane, de son vrai nom Hélène Argo, a été bercée entre Martinique et Normandie. Son éducation musicale s'est faite de part et d'autre de l'Atlantique en se nourrissant de Nick Drake, Chico Buarque, Brel et Serge Gainsbourg. Après avoir longtemps chanté du blues et de la chanson portugaise, elle a choisi d'écrire et de chanter en français pour parler de condition féminine, d'immigration, d'écologie, de folie et d'amour, passionnel ou fraternel, comme un fil rouge indispensable à notre vie. Soutenu par la SACEM, un premier CD auto-produit est sorti fin 2016, sur de somptueux arrangements de Thomas Coeuriot, tantôt précis ou luxuriants, parfois faussement sobres, mais toujours au service du texte. Un deuxième opus est prévu fin 2019. À Montcuq, accompagnée de Christophe Jambois au piano et de Antoine Arroyo à la basse, elle interprétera les chansons de son CD et d'autres, inédites. Avec sûrement quelques surprises.

 




Volo comme Frédéric et Olivier Volovitch, un duo de frères enfants de profs militants, qui ont grandi à Tours. Après une expérience au sein du groupe Les Wriggles, ils décident en 2005 de monter leur propre duo en empruntant le diminutif choisi par leur père, lui même auteur-compositeur. Les Volo ont grandi avec Brassens, Renaud et Souchon. Avec eux, ils ont compris qu'ils pouvaient s'exprimer sur tout. En 2017 Volo a fêté ses dix ans de carrière. Le duo a signé cinq albums à quatre mains, riches d'un répertoire de qualité, fait d'autodérision et de tendresse. On voit ainsi se côtoyer de douces balades guitare acoustique-voix aux influences diverses, qui véhiculent une critique poétique et sensible, à l'affût du monde et enracinée dans la réalité politique et sociale du temps. Les Volo ont réinventé une chanson concernée et engagée, les paroles sont fortes, les voix mélodieuses et douces, l'ambiance intime et calme. « Nous adorons commenter l'actualité, disent-ils, essayer de comprendre ce qui se passe autour de nous.. Souvent, nos chansons naissent de ces discussions ». Frédéric et Olivier seront au chant et à la guitare, Alexis Campet à la basse, piano et percussions.

 




Lily Luca est de retour à Montcuq. Sa participation au café chantant l'an dernier avait été une révélation pour le public du festival et les professionnels. D'abord formée à la faculté de musicologie de Lyon,Lily Luca intègre le Centre de formation de musiciens intervenant à l'école. C'est là qu'a lieu son grand déclic chanson. Elle gagne le prix de l'Adami en 2009 et rencontre Anne Sylvestre qui aura une grande influence sur elle. Le moins que l'on puisse dire est que Lily Luca ne fait pas dans la dentelle. Elle s'inscrit dans une démarche artistique singulière et originale où elle prouve son grand talent d'auteur et d'interprète. L'écriture est directe, forte et distanciée, sans fioritures, alternant les moments de tendresse et un militantisme qui décoiffe. Sur scène, parfaitement à l'aise et très proche de son public, elle surprend, titille, manie le second degré et un humour féroce et grinçant, et porte un regard acéré sur notre monde et sur la condition des femmes en particulier, notamment dans son bouleversant « J'suis open ». Un moment jubilatoire et irrésistible.

 



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